Les années parisiennes de Kandinsky, une exposition à ne pas manquer

Les années parisiennes de Kandinsky, une exposition à ne pas manquer

“Composition IX” 1939

Le musée de Grenoble propose du 29 Octobre 2016 au 29 Janvier 2017, une exposition sur les années parisiennes de Kandinsky (1933 – 1944). Il s’agit d’un partenariat avec le Musée National d’art moderne, le Centre Georges Pompidou, à l’occasion de son 40ème anniversaire.

Le contexte dans lequel Kandinsky et sa femme se réfugient à Paris est tragique. Le nazisme fait rage en Allemagne. L’école du Bauhaus, dans laquelle enseignait Kandinsky depuis plus de 10 ans, est fermée de force par les nazis et de nombreux artistes et professeurs s’exilent en Europe et aux Etats-Unis.

Kandinsky s’installe alors dans un appartement à Neuilly-sur-Seine et développe un nouveau style innovant, faisant le lien entre les traits ondulants de ses débuts et les formes géométriques de ses années Bauhaus. Il est également très influencé par ses lectures scientifiques sur l’évolution de la vie et l’univers des cellules.

L’exposition aborde avec justesse l’interaction de tous ces évènements marquants dans la vie de Kandinsky. Cette période peu connue de la vie de l’artiste nous livre alors ses secrets. Grâce à une sélection incroyablement pensée d’œuvre peintes et dessinées, il nous est possible de comprendre un peu mieux la philosophie de l’artiste, partagé entre l’exil, la guerre, une spiritualité vive et un intérêt prononcé pour les sciences.

Kandinsky, "Bleu du ciel", 1940

“Bleu de Ciel” 1940

Kandinsky, "Sans Titre", 1940

“Sans titre” 1940

Un aperçu de nos œuvres préférées :

Kandinsky, «Trente» 1937

“Trente” 1937

Kandinsky, "complexité simple (ambiguïté)", 1939

“Complexité simple (Ambiguité)” 1939

Kandinsky, "Dessin d'étude", 1939

“Dessin d’étude” 1939

Le blanc sonne comme un silence, un rien avant tout commencement. Le noir est comme un bûcher éteint, consumé, qui a cessé de brûler, immobile et insensible comme un cadavre sur qui tout glisse et que rien ne touche plus. La couleur provoque une vibration psychique. Et son effet psychique superficiel n’est, en somme, que la voie qui lui sert à atteindre l’âme. Ainsi l’âme de l’artiste, si elle vit vraiment, trouve par elle-même quelque chose à dire. La peinture est un art, et l’art dans son ensemble n’est pas une création sans but qui s’écoule dans le vide. C’est une puissance dont le but doit être de développer et d’améliorer l’âme humaine.

KANDINSKY